Hier en faisant nos courses avec mon mari à Leclerc, nous avons vu un gamin - dans les 4 ans - qui farfouillait dans un rayon frais, et a fini par mettre ses pieds sur le premier niveau du bas pour grimper dedans. Je l'ai pris et l'ai posé à terre en lui disant de ne pas faire ça. Il n'a rien dit. Les parents étaient pas très loin et le laissaient faire. Le père a pris le gamin par la main et l'a emmené je ne sais où dans le magasin. La mère est passée à côté de moi et m'a dit : "Qu'est-ce qu'il y a madame ?" ; je lui ai rétorqué que je ne lui avais rien dit et elle m'a répondu que je l'avais regardée. Apparemment, elle aussi bien sûr m'avait regardée, mais moi je n'avais pas le droit ? Je n'ai rien dit car cela aurait risqué de tourner au vinaigre. C'était une femme dont l'aspect faisait supposer que c'était une gitane, simple constatation dans une situation anormale, car d'une part ce gamin n'était pas surveillé du tout (mon mari l'avait vu faire lors de précédentes courses), d'autre part on n'a pas à essuyer de réflexions si on regarde quelqu'un.Bref, de nos jours il faut être vigilant si on ne veut pas avoir d'ennuis. Mon tempérament me portant plutôt à ne pas me laisser marcher sur les pieds, je m'étonne rétrospectivement de ne rien avoir répondu à cette femme.
Notre société est violente et c'est à l'école que cela se ressent de plus en plus. J'ai signé hier soir une pétition demandant au ministre Luc Chatel de faire enfin
ce qu'on lui demande, à savoir ,la signature d'un décret sur les sanctions à l'école qui attend sur son bureau (qui attend quoi ? encore plus de dégâts ?).
http://www.soseducation.com/9mois/petition.php
Si nous voulons évoluer vers la barbarie, il n'y a qu'à continuer comme ça. Il faut arrêter de dire et de penser que si on ne punit pas les enfants violents c'est
pour ne pas les traumatiser. D'ailleurs même en primaire - on en parle en ce moment - il y a des problèmes pour des élèves maltraités. Malheureusement la mauvaise conduite n'attend pas le nombre
des années. Les syndicats qui perpétuellement remettent en cause les décisions des ministres de l'Education nationale devraient sérieusement revoir leur copie.


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